Pourquoi j'arrête Facebook... Pour avoir de vrais contacts avec de vrais gens. Pour avoir à nouveau le temps de papoter, lire, m'ennuyer, rêver. Pour vivre vraiment, quoi.

Salut à toi ! Si c’est ta première visite ici, tu voudras sans doute jeter un coup d’œil à 7 jours pour mieux t’aimer, le programme gratuit qui remet un peu d’amour dans le quotidien des femmes sous pression ! Love-toi bien 🙂

En ce moment, il y a beaucoup de choses qui changent dans ma vie. Des changements qui n’ont peut-être l’air de rien comme ça, mais qui, je le sens, sont significatifs. En ce moment, ma vie s’aligne d’elle-même. Je me rends compte que je mange de moins en moins de viande, sans l’avoir vraiment cherché, alors je cherche comment aborder ce virage flexitarien. Suite logique de toute ma réflexion sur mon mode de consommation, si on y réfléchit 2 secondes.

Je consomme moins de séries, aussi, après des semaines de frustration à me replonger dans du vu et revu parce qu’aucune autre ne me motivait. À la place, je me remets à regarder des films le soir, parfois même pas en deux fois comme une petite vieille, mais tout d’une traite. Ou alors, je lis. Ou alors, j’écris. (Eh oui, encore !) Ça se fait tout seul, sans que j’aie vraiment à y penser, juste à remarquer.

Même la dernière fois que je me suis acheté un Coca… Eh bien, je ne suis pas sûre d’en racheter. J’ai trouvé ça dégueu. Ceux qui m’ont connue complètement accro il y a 10 ans auront peut-être du mal à le croire.

Plein de choses se régulent d’elles-mêmes ces temps-ci, et j’ai envie d’aller dans leur sens. Pour plus de légèreté, de fluidité, de liberté. Pour vivre une vie qui me plaît et me convient davantage. Ma vie à moi.

Je boude Facebook depuis quelques jours. J’ai viré l’appli de mon téléphone. Je le fais régulièrement, à vrai dire, même si jusque là, j’ai toujours fini par la réinstaller. Après un temps plus ou moins long. Il m’est arrivé de disparaître de chez le bonhomme bleu pendant des mois.

Bien sûr, ça me démange parfois de le lancer. Puis je me demande pourquoi, et en fait, c’est juste pour tuer le temps. Et je me suis promis de ne plus tuer le temps. C’est dans mes règles du je(u) : « Ne tue pas le temps : aime-le et respecte-le. »

Mon temps et mon énergie sont mieux ailleurs. Pour moi, Facebook est un vortex, que dis-je, un trou noir où mon temps et mon énergie disparaissent.

Cela t’arrive-t-il, parfois, qu’un film, un livre, une chanson, débarque dans ta vie pile au bon moment ?

La semaine dernière, j’ai vu The Circle. (Eh oui, mets-moi Hermione Granger, Amy Pond, et un réseau social vorace dans un film, forcément, j’y cours.) Bon, ça ne vaut pas un bon épisode de Black Mirror. Le film soulève beaucoup de questions intéressantes qu’il ne fait que survoler, et son dénouement pas franchement intéressant tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. N’empêche, ça a réveillé quelque chose en moi. Suffisamment pour qu’en sortant de la salle de cinéma, j’aille acheter le roman dont il est adapté, et le dévore en 48h. Globalement, même critique que pour le film, y compris au niveau du dénouement, même si ça ne se termine pas de la même façon. À croire que c’est une histoire qui ne voulait pas être finie. Ou alors, que la vraie fin fait trop peur et que personne n’a osé la formuler. (Et qu’on ne me dise pas qu’il faut laisser le lecteur/spectateur faire une partie du boulot. J’adore faire une partie du boulot avec la fiction, mais là, il y a urgence, il est temps de mettre les points sur les i pour que les gens réagissent.)

Je me suis retrouvée à corner des pages. Je corne peu, en général, je respecte trop les livres pour ça. Mais parfois, des choses font tilt, et je ressens le besoin de pouvoir y revenir facilement.

J’ai corné des pages qui me gênaient. Parce qu’elles reflètent des choses que je fais parfois, ou pense parfois, voire me reproche parfois de ne pas faire, alors que dans ma tête, la raison pour laquelle je ne le fais pas est limpide. Et aussi le malaise que cela suscite en moi quand je m’arrête deux secondes pour y accorder de l’attention.

Le fait est que je n’ai pas envie de vivre à travers un écran, des likes, ma cote de popularité, et les must-do pour être la reine du oueb à paillettes. Oh, une part de moi le veut, et je vois bien comme au fond, elle est malheureuse. (Un jour, je te raconterai mes personnalités multiples, et comme les jumelles au syndrome première de la classe sont malheureuses.)

Et puis, vivre à travers un écran, à travers un miroir noir, toujours se demander ce qu’on va partager aux autres, comment paraître à son avantage, brillante, détachée, spirituelle et parfaite, bin, pfff, à la fin.

Je me suis fait cette réflexion pour la première fois il y a deux ans. J’avais fait un truc inouï : j’étais partie quelques jours à Londres, toute seule. (Panique à bord une fois que j’y étais, mais c’est une autre histoire, tout aussi intéressante.) Et me voilà au British Museum. J’ai dû y passer 1h30, peut-être 2h. J’ai vu deux salles et demie, autant dire une goutte d’eau dans l’océan. C’était l’époque où je (re)découvrais ma perchitude, j’essayais d’écouter ce que les objets exposés avaient à me dire. (Le grand Moai fredonnait d’un air bonhomme et un peu absent, Shiva voulait danser, Kuan Yin m’a envoyé un câlin, et sur une série de statues sud-américaines quasi identiques, il y en a une que je n’ai pas aimée parce qu’elle était assoiffée de sang.)

Et puis j’ai regardé les gens autour de moi. Les gens qui se bousculaient pour tout prendre en photo avec leur iPad, sans prendre le temps de vraiment regarder, ressentir, imaginer tout ce que les merveilles étalées devant leurs yeux représentaient.

J’ai trouvé ça triste.

Quitter Facebook définitivement ? Je ne sais pas. Je quitte la page d’Eva raconte des histoires définitivement, ça c’est sûr. Je quitte mon profil au moins pour l’été, même si je vais continuer à consulter quelques groupes dont je fais partie, ainsi que ma messagerie, parce que quand même, c’est pratique. Je partagerai sans doute sur mon profil quelques clichés que je prendrai sur Instagram. (Je manque vite d’inspiration pour Instagram. Poster mon café, mon assiette, mon jardin, ou mon bouquin du moment, ça va 5 minutes. Et quand je fais quelque chose qui sort un peu de l’ordinaire, j’aime bien y être à 100%, donc, et je ne prends pas forcément de photos.) Peut-être même que j’automatiserai le partage de mes billets de blog.

Ou pas.

Pour le reste, il faudra venir voir directement sur le blog. Et pour ne rien rater, le mieux, ce sera encore de s’abonner à mes mots doux.

(Quand j’ai annoncé à mes p’tits chouchoux que je quittais Facebook, ce week-end, je leur ai aussi proposé de leur envoyer un mot doux par la Poste. Parce que j’aime bien écrire des lettres, et qu’en recevoir, c’est comme trouver un trésor dans sa boîte. (D’ailleurs, je fais même ça professionnellement.) Tout ça pour dire que je suis excitée comme une gamine de 4 ans d’avoir ces courriers à envoyer !)

Comme je te l’ai dit, il m’est déjà arrivé plusieurs fois de quitter Facebook pour des semaines, voire des mois. (J’ai aussi fait une longue pause sur Twitter, pour les mêmes raisons. Je n’aimais pas l’influence que ça avait sur ma vie et peut-être plus encore sur mon moral. Pourtant, j’avais une #teamrayondesoleil. Ah, on me murmure qu’elle dure depuis 5 ans, et que je devrais peut-être conclure que j’ai quitté Twitter il y a bien longtemps déjà.) À chaque fois, ça m’a fait un bien fou, et si j’y réfléchis bien, je ne suis même pas sûre de pourquoi j’y suis revenue. Sans doute mon ego qui trouvait cela indispensable, qui avait besoin de briller, d’être aimée, adorée, idolâtrée. (Eh ouais, j’ai pas dit que c’était bien joli, tout ça.)

Et là, j’ai pas envie. Le bonhomme bleu, comme le Coca, m’écœure.

Bien sûr, ça m’angoisse un peu, tout ce que je vais pouvoir faire avec tout ce temps sans Facebook. Tout ce temps qui se libère. L’appel du vide. C’est ça qui est intimidant, en fait. Tout ce que je peux faire pendant que je ne suis pas sur Facebook. Ça me libère beaucoup de temps.

Mais j’ai plein de livres à lire, de films à voir, d’aventures à vivre, de lettres à écrire, de rêves à rêver, d’histoires à raconter.

Et j’ai hâte de voir où ça va m’emmener.

Eva

C’est l’été, et les vacances te poussent à l’introspection ? Qui suis-je, où vais-je, dans quel état j’erre ? Les journaux Love – Dream – Shine sont là pour te guider, et remettre des paillettes dans ton existence !

Tu aimes écrire? Ou tu as envie d’écrire ? Écrire, ça libère, et ça transforme. C’est pour ça que j’ai créé la Métamorphose par l’écriture, un accompagnement par courrier postal baigné de bonnes ondes !

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