Le féminisme, en se battant pour l'égalité, ne se bat pas pour autre chose que l'amour. L'amour de tous. Sans discrimination.

Salut à toi ! Si c’est ta première visite ici, tu voudras sans doute jeter un coup d’œil à 7 jours pour mieux t’aimer, le programme gratuit qui remet un peu d’amour dans le quotidien des femmes sous pression ! Love-toi bien 🙂

Illumination hier soir, quand j’ai enfin compris le lien entre féminisme, amour, et self-love. Relier les points, quel soulagement, parfois ! Du coup, il fallait absolument que je te raconte ça

J’utilise mon ombrelle droits des femmes, parce que pour moi, l’ombrelle est large. Comme féminisme = égalité (et égalité pour tous, car si certains sont plus égaux que d’autres, ce n’est pas de l’égalité, CQFD), j’englobe les questions du racisme, des droits LGBTQA+, des droits des handicapés, des droits des enfants, et de  la liberté religieuse (je suis moi-même pastafariste à temps partiel). Et pas « simplement » le sexisme. Égalité pour tous et toutes, quels qu’ils ou elles soient.

La limite, c’est quand tu blesses quelqu’un, physiquement, moralement, émotionnellement… Quand tu portes atteinte à ses droits et son intégrité. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. L’article 2 de la Déclaration universelle des droits de l’homme énonce quant à lui que chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

(Voilà pour les textes fondateurs, que je t’invite bien volontiers à lire, moi, ça m’a un peu donné envie de pleurer quand je les ai mis en perspective avec le triste état du monde.)

Tout ça pour dire que ça me chiffonne un tantinet de voir comme une minorité masculine, blanche, cis et hétéro, de préférence pleine aux as, possiblement chrétienne, dirige le monde, convaincue de son bon droit, de sa légitimité, et de détenir l’Unique Vérité. (J’inclus là ce capricieux, dédaigneux, orgueilleux, désastreux spécimen d’homme orange.) J’en ai un chouïa ras la casquette qu’elle édicte les lois, les comportements, les croyances, la marche du monde, surtout quand j’ai la légère sensation que c’est à mon détriment et à celui de bien d’autres. D’une vaste majorité d’autres.

Et j’ai horreur de ce que ça fait à mon esprit. Moi, qui suis blanche, cis et hétéro (fastoche), je galère déjà ma mère sous le poids de tous les clichés et toutes les attentes qui pèsent sur les femmes parce que ce sont des femmes (les noirs parce qu’ils sont noirs, les trans parce qu’ils/elles sont trans, les musulmans parce qu’ils sont musulmans, si tu cumules, je ne sais pas comment tu fais, je te voue une admiration sans bornes). Dès que je prends conscience que je prends un de ces clichés pour argent comptant, je me mets en rage. Ça n’arrive pas souvent, mais crois-moi, tu ne veux pas me voir en rage. C’est Eyjafjallajökull puissance 12.

J’ai horreur de me rendre compte que j’ai cru pendant tout ce temps (et à 35 ans, je ne suis plus tout à fait un agneau de l’année, je suis, je suppose, Une Vraie Adulte) que je dois la fermer, que ce que je pense vaut moins que ce que pense mon voisin, mais plus que ce que pense ma voisine voilée, que je dois me raser les jambes pour faire plaisir au mec avec de la moquette sur la poitrine, que je dois montrer un peu plus mes nichons mais surtout les cacher, enfin, de toute façon, ils sont trop petits et moi trop grosse, que je dois faire des lettres parce que les filles sont nulles en sciences (j’aime les lettres mais aussi les sciences, c’est ballot), que je ne peux pas réparer ce truc toute seule, que je ne peux pas prendre cette décision toute seule, que je ne peux pas me promener toute seule, surtout tard le soir, que je dois faire en sorte de ne pas me faire violer parce que sinon ce sera ma faute, que je dois être la maman et la putain, que le médecin sait mieux que moi que mes règles ne peuvent quand même pas me faire mal à ce point-là, que je ne sais pas gérer les questions financières aussi bien qu’un homme, que c’est normal que je sois moins payé que les mecs de ma promo, que c’est désastreux que je vive seule, que je ne peux exister qu’au travers du regard d’un homme, que je ne peux pas offrir une poupée à mon fils, qu’il ne peut pas avoir un t-shirt My Little Pony, et oh mon dieu il aime les bébés, qu’est-ce qu’il va devenir ? (Réponse : un bon père.)

Ceci n’est qu’un minuscule échantillon de mes prises de conscience ces dernières années.

Et je n’aime pas me mettre en rage, parce que ma valeur principale, tout en haut de tout en haut, très loin devant toutes les autres, c’est l’amour. Tu le sais sans doute si tu as déjà lu un de mes billets délicatement parfumés à l’eau de rose avec des vrais morceaux de bisounours dedans. (, , et .)

Le féminisme, en se battant pour l’égalité, ne se bat pas pour autre chose que l’amour.

L’amour de tous. Sans discrimination.

Quand tu aimes quelqu’un, tu lui souhaites le meilleur.

Quand tu aimes quelqu’un, tu fais le nécessaire pour qu’il/elle s’épanouisse.

Quand tu aimes quelqu’un, tu ne veux pas qu’il/elle se retrouve limité(e) par des clichés ou des attentes réducteurs qui l’empêchent de déployer pleinement tout ce qu’il/elle a à offrir au monde.

Je voudrais serrer tout le monde dans mes bras en leur disant « je t’aime, tu es formidable, je te souhaite le meilleur, et je t’aiderai à obtenir ce meilleur du mieux que je le peux. » Mais ça m’obligerait à sortir de chez moi et voir plein de gens, alors je le fais sur l’internet mondial. Parce qu’à moi aussi, je me souhaite le meilleur, et je m’aiderai à obtenir ce meilleur du mieux que je peux, et en bonne introvertie, ça implique que je passe beaucoup de temps en l’unique compagnie de mon chat (même si elle aussi, parfois, elle me gonfle).

Si toi aussi tu es introvertie, tu sais de quoi je parle. (Je viens de décider unilatéralement que comme j’ai un lectorat essentiellement féminin, j’adoptais comme convention que le féminin l’emporte sur le masculin, mais que le masculin est inclus. Et bisous à mes amis-hommes qui lisent toujours.) (Oui, j’ai aussi décidé unilatéralement que les hommes étaient nécessairement féministes. S’ils ne le sont pas, ce ne sont que des garçons, des petits garçons capricieux et sûrs de leur bon droit, incapables de se remettre en cause, et pas de ce boys will be boys bullshit avec moi, ça ne prend pas.)

En fait, à force de griffonner hier soir, et d’errer comme souvent en des antres féministes pour garder l’esprit affûté, j’ai enfin fait le lien essentiel entre féminisme, amour, et amour de soi.

L’amour commence par l’amour de soi. J’en ai déjà parlé : avant de commencer à m’aimer, j’étais un trou noir à amour.

S’aimer, c’est se respecter, c’est ne pas se laisser marcher sur les pieds, c’est aspirer au meilleur pour soi, c’est s’accorder du crédit, de la valeur, de l’importance. C’est savoir que tu sais mieux que quiconque ce qui est bon et juste pour toi.

Et l’amour de soi, c’est la base du féminisme. Parce que si tu ne t’aimes pas assez pour exiger l’égalité et le respect, si tu ne considères pas que tu as le droit, autant que quiconque, à un traitement égal et au respect… eh bien, tu ne les demanderas pas. Et si tu ne les demandes pas, tu ne les obtiendras pas.

Et attention, hein, je parle aussi à mes amis-hommes. (Amihommes ? Amyomes ?) Car je sais comme c’est vite fait de vous faire traiter de gonzesses, et comme c’est la pire des insultes. Mais sérieux, prenez-le comme un compliment, parce que tout ce que vous savez faire, ou presque, on sait le faire tout en saignant 5 jours par mois. Et presque même pas mal. Enfin, en vrai, on douille, mais comme on est des putains de warriors, ça ne nous arrête pas. (Accessoirement, on fabrique des bébés dans notre corps, si on le souhaite et non si vous le décidez, tout en continuant à faire un paquet d’autres choses, c’est quand même beau, le multitasking. Et on expulse ces jolis petits gigots de notre corps, et notre corps sait faire le nécessaire pour les nourrir. Parce qu’on est des putains de warriors autosuffisantes une fois que vous nous avez filé la petite graine, même si on apprécie carrément que vous fassiez le nécessaire pour qu’on puisse faire autre chose qu’être mère. Mais je digresse.)

Il y aurait tellement d’autres choses à dire, franchement, je crois que je vais faire des billets féministes plus souvent, parce que je prends conscience d’à quel point c’est essentiel pour moi et pour Eva raconte des histoires.

Si tu as lu jusque là mes réflexions comportant approximativement zéro structure, ne t’arrête pas, j’arrive là où je voulais en venir quand j’ai attrapé mon dernier feutre qui marche à peu près.

Le féminisme est au cœur de mes préoccupations, parce qu’au cœur de mes préoccupations, il y a le nombre de limitations qu’on se pose, souvent toute seule, des limitations profondément enracinées à force de se les entendre et voir radotées depuis notre plus tendre enfance par une société rongée par le sexisme, le racisme, l’homophobie, l’intolérance religieuse… Les limitations qu’on se pose parce qu’on estime qu’on ne mérite pas assez, qu’on ne vaut pas assez, qu’on ne sait pas assez. Parce qu’on ne s’aime pas assez.

Sans déconner, faut pas croire tout ce que te serinent les médias et la société. C’est mauvais pour toi. Fais-toi ta propre opinion.

Et comme je crois, sincèrement et profondément, que nous sommes des êtres infinis, ça me désole que nous nous limitions comme ça à cause de putains de barrières arbitraires et souvent infranchissables venant d’une minorité qui se sentent menacée, écrasée, émasculée par tout ce qui est même un tout petit peu différent d’elle. Sans blague, on croirait presque qu’elle a peur qu’on découvre qu’elle n’est pas aussi toute-puissante qu’elle nous l’affirme.

Voilà pourquoi le féminisme devient central à Eva raconte des histoires. J’en suis ravie, parce que je ne comprenais pas quel était son rapport avec le reste de ce que je fais, de ce qui est important pour moi, de mes convictions. Je n’avais pas relié les points, et ça me rendait triste, alors qu’en fait, ça me rend plus forte. Ça m’empower, comme disent les english, et autant je détestais traduire ce mot qui n’a pas d’équivalent en français, ça reste une notion capitale pour moi.

Parce que nous sommes beaucoup plus puissants que nous le croyons, qu’on ne nous le laisse croire, qu’on ne nous éduque à croire. Et reprendre conscience de ce pouvoir, retrouver nos super-pouvoirs, c’est vital. Parce que c’est comme ça qu’on changera le monde, qu’on n’aura plus besoin du féminisme, et accessoirement que je prendrai ma retraite avec le sentiment du devoir accompli.

Quand tout un chacun, quel que soit son genre, la couleur de sa peau, la forme de son corps, son âge, ses passions ou ses convictions, aura pleinement conscience de son importance, de sa puissance, et de son pouvoir.

Je t’embrasse bien fort sur les deux joues.

Eva

Si tu veux t’aimer mieux toi-même pour sauver le monde, je peux t’aider ! Écris-moi pour qu’on discute ensemble de comment on peut travailler ensemble et te construire un accompagnement sur mesure !

C’est l’été, et les vacances te poussent à l’introspection ? Qui suis-je, où vais-je, dans quel état j’erre ? Les journaux Love – Dream – Shine sont là pour te guider, et remettre des paillettes dans ton existence !

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