Je suis amour

Ce matin, je méditais.

Je suis amour, je suis amour, je suis amour.

Sat nam, ponctuais-je parfois. Sat nam, un de mes mantras préférés (même pas parce qu’il est simplissime.) Sat nam, vraie identité. Depuis le temps que je ponctue tout et n’importe quoi de sat nam, peut-être commençais-je à m’en approcher, de ma véritable identité. Et puis un autre mantra un peu plus compliqué. Ong namo guru dev namo. Je salue la sagesse qui est en moi, qui est divine et qui est infinie.

Peut-être est-ce ça, ma vraie identité. L’étincelle divine et infinie en moi. En chacun de nous.

Mais comment, protestai-je, comment pourrions-nous tous avoir une étincelle divine en nous, une sagesse infinie, quand on voit la violence autour de nous ? Quand je vois la violence en moi, qui parfois se dresse comme un dragon vengeur, prêt à tout carboniser sur son passage ?

Parce qu’on oublie. Parce que j’oublie, tout simplement. Parce que je suis juste un être humain, qui certes porte une étincelle divine, mais reste imparfaite (et donc parfaite comme cela). Ô, perfection, comme je rêve de t’incarner, divine orgueilleuse que je suis.

Mais peut-être que je suis, tout simplement.

Et en me contenant d’être, je suis amour, je suis amour, je suis amour, je suis amour.

C’est dans le noir que je peux le mieux voir cette étincelle divine en moi. C’est dans l’obscurité qu’on apprécie vraiment la lumière.

Alors je suis amour, je suis amour, je suis amour, pas tout le temps, mais un peu tous les jours.

Et finalement, ça suffit. Ça suffit pour que je m’en rappelle. Ça suffit pour répandre la lumière.

Perfection, gentille perfection, perfide perfection, je te tordrai le cou et t’écorcherai le menton. Je n’ai pas besoin de toi, chère perfection. Tu me pourris la vie, chère perfection. Ne sais-tu pas qu’en étant juste moi, si imparfaite, c’est ainsi que je suis le mieux moi ? Juste moi, juste un peu tous les jours. Car quand je suis juste moi, je suis amour, je suis amour, je suis amour.

Alors, peste de toi, perfection. Je garde mon étincelle éphémère, quitte à l’oublier de temps en temps. Je garde mon étincelle, et aussi tout le chaos qui l’entoure. L’obscurité, la peur du noir, la peur des monstres qui s’y tapissent. Car ces monstres, finalement, eux aussi font partie de moi. Ils sont moi, et je suis ces monstres. Et moi, je suis amour, je suis amour, je suis amour.

Et quand je me transforme en monstre, c’est simplement que j’oublie. Je mets un masque, je ne vois plus très bien, j’ai du mal à respirer, et j’oublie qui je suis. Je deviens mon masque de monstre. Jusqu’à ce que je me souvienne, jusqu’à ce qu’on me rappelle que ce n’est qu’un masque derrière lequel je me cache, derrière lequel je m’oublie. Un déguisement dans lequel je m’empêtre, je me prends les pieds, je me casse la figure. Et j’ai peur, et j’ai mal, et j’oublie.

Mais moi, comme nous tous, je suis amour, je suis amour, je suis amour.

 

Je suis amour

 

Photo : Jon Tyson via Unsplash et Eva raconte des histoires

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  1. […] délicatement parfumés à l’eau de rose avec des vrais morceaux de bisounours dedans. (Là, là, et […]

  2. […] Jusqu’à aujourd’hui, où ça va plutôt pas mal, merci. J’en ai parlé là et là, et aussi un peu sur Facebook (genre […]

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