Et sinon, qu’est-ce qui fait que la (ma) vie vaut la peine d’être vécue ? 

Quelles sont mes Eva-leurs ?

Love, love, love, et franchement, peu me chaut si tu trouves ça cucul. C’est la base de ma vie. Bienveillance. Écoute. Non-jugement. Même si parfois c’est dur.

Mon fils. Et aussi mon chat. Parce que « tous les trois on est une petite famille, mais une bonne famille, hein Maman ? » Mais oui, mon fils !

Douceur. J’ai essayé le mode requin, c’était tout sauf convaincant. Par contre, j’ai un vrai talent pour la douceur.

Kiffer la vie. Ma vie est en mode « j’ai envie ». J’ai banni le mode « il faut ». Ça, c’est depuis que je suis devenue ma meilleure amie.

Les mots. Les mots savants. Les mots anciens. Les mots alambiqués. Les gros mots. Les mots français. Les mots anglais. Parce que les mots ont du pouvoir.

Les histoires, of course ! Je suis entrée dans les histoires comme on entre en religion, dès mon plus jeune âge. Les histoires ont du pouvoir. Les histoires nous transforment. On communie tous à l’autel d’une bonne histoire.

Les livres. Partout. Tout le temps. Comme des doudous. En piles à côté de mon lit. Un, deux, ou même trois dans (grand) sac à main, même si je ne quitte ma bibliothèque que pour la journée. Comment je peux savoir à l’avance ce que je voudrai lire ?

Le cinéma. En semaine. À 11h. Peut-être à 13h. En VO. Troisième rang, au milieu. Une fois par semaine minimum. Mon oxygène. Mon échappée belle.

FUN, FUN, FUN. Si c’est pas fun, même pas la peine. Même pas en rêve.

Chanter sous la pluie. Danser dans la cuisine. Errer dans la ville, de la musique trop fort sur les oreilles. Faire des grimaces et des jeux de mots pourris. Me raconter des blagues que je ne connaissais pas. Joie.

Rouen, ma ville, que j’ai dans la peau. Je l’ai quittée pendant plus de 10 ans. Quand je suis rentrée, je me suis rendu compte comme elle m’avait manqué. Vieilles pierres. Magie. Jeanne d’Arc.

Rêver. Un peu. Beaucoup. Tout le temps. Les rêves, comme les histoires, sont puissants. Nos rêves nous parlent. Nos rêves parlent de nous. Mes rêves à moi me guérissent.

Café ! Au lait. Sans sucre. En silence. Rituel. Même mon fils sait qu’il faut prendre son mal en patience quand je dis « attends, je prends mon café ». (Mon chat, non. Ronronron. Café renversé. Râlage. Re café. Câlin.)

Écolo. On n’a qu’une seule planète. Alors, par respect pour les autres, par respect pour moi, je fais ma part.

D’ailleurs, mon objectif de vie : laisser le monde dans un meilleur état que celui où je l’ai trouvé en arrivant. Écologiquement, certes. Humainement, surtout. Parce que quand on aura compris que s’occuper de la Terre, c’est aussi et surtout s’occuper de l’humain, on aura enfin compris l’essentiel .

Bizarre je suis. Ou pas, d’ailleurs. Rebelle. Anticonformiste. Je n’entre pas dans les petites cases. Je n’en fais qu’à ma tête. La créativité, j’en ai besoin comme d’oxygène. Je suis l’artiste de ma vie.

Le côté obscur. (On a des cookies.) Sans obscurité, on ne voit pas la lumière. Depuis ma plus tendre enfance, j’aime les histoires sombres, terribles. Les histoires de fin du monde. Du jour où ça bascule. Et puis, simplement, ma vie est plus simple depuis que j’ai embrassé mon côté obscur et ma vulnérabilité.

Sensible je suis aussi. Je n’aime pas la foule, parce que je capte trop d’émotions. Mais j’adore que ça me permette de lire entre les lignes quand on me parle. J’ai des antennes grandes comme ça.

Intuition, mon amie. Les mots justes qui sortent tous seuls de ma bouche ou de mon stylo. L’idée farfelue et franchement géniale, au réveil, encore entre deux eaux. Kif.

Magie ! On me dit fée. Je me préfère sœurcière. J’aime jouer avec l’énergie, j’aime discuter avec l’Univers (et oui, il me répond). Je prie à qui ça m’inspire de prier. Je demande conseil à ma team de l’autre côté. Je me laisse entraîner par les images qui tombent dans ma tête. On est tellement plus grands à l’intérieur.

Écrire. Tout le temps. Au réveil, les yeux qui collent encore. Avant de me coucher, pour faire de beaux rêves. Et à peu près tout le temps entre les deux. Écrire pour savoir ce que je pense. Écrire pour me libérer. À la main. L’une de mes rares entorses écolos. Beaucoup de papier coloré par mes feutres multicolores. Beaucoup de temps perdu à recopier numériquement. Beaucoup d’âme gagnée.

Féminisme. Enfin, si, on peut vivre sans féminisme, mais pas tant qu’on n’est pas à tous à égalité. Oui, parce qu’être féministe, ça veut dire que je crois en l’égalité de tous. Parce qu’on est tous des êtres humains. Et il n’y en a pas de plus égaux que les autres.

Obsession. Je fonctionne en mode obsessionnel. Mon côté nerd, sans doute. Je me passionne pour un sujet, et je veux TOUT savoir. (Et j’en saurai bientôt plus que toi. Je trouve les infos, je les recoupe, je les intègre à la vitesse de l’éclair.) Avant de passer au sujet suivant. Je lis tous les livres, je vois tous les films, toutes les séries avant de dire (ou pas) au revoir aux héros. Je mange la même chose pendant des semaines. En général, ça passe. Mais pas toujours.

Métamorphose. Transformation. Mue. Quand quelque chose ne va pas, il faut que ça change. Ou que je change. Si ça ne me va pas, je bouge. Je ne suis pas un arbre. Si ton monde s’effondre, tu peux toujours le reconstruire (en mieux). L’essentiel, c’est de te sentir bien. Et si tu as besoin d’aide, essaie la Métamorphose par l’écriture.

Bref, une vie de mots, d’histoires et de love. Les mamelles de la vie.