la soif de l'aventure

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En ce moment, j’ai envie d’aventure.

Enfin, c’est à moitié vrai seulement. Ça fait longtemps que le mot « aventure » s’attarde dès que je me penche sur mes envies, mes élans, mes intentions, mes objectifs, appelle ça comme tu voudras.

« Aventure », c’est un bien grand mot, qui peut vouloir dire beaucoup de choses.

Ces dernières années, mes aventures ont surtout été intérieures. C’est même une catégorie de mon blog, L’aventure intérieure, avec son nom qui fleure bon le cinéma des années 80.

Et ça a été de sacrées aventures, avec des tempêtes, des paysages changeants, du plus aride au plus riche, des monstres, des princesses à libérer de leur donjon.

Aujourd’hui, j’ai envie de quelque chose de différent. D’aventures extérieures, si tu veux. Auxquelles je n’étais sans doute pas capable de faire face tant que mes aventures intérieures étaient si tumultueuses. Il fallait que les tempêtes s’apaisent, que les paysages changeants prennent des formes plus définitives, que les princesses domptent les dragons et décident qu’elles se préféraient sorcières que princesses.

Il fallait un peu plus de sagesse, de solidité, de racines intérieures pour avoir envie d’autre chose que la sécurité de mon cocon.

Je ne sais pas si le papillon a émergé, mais la phase bouillie est terminée.

Reste à tout inventer.

En digne fille de mon père, mes envies d’aventures passent par des envies de voyages. Des envies forcément voraces. (J’ai un mode on, un mode off, et rien entre les deux.) Si tu me demandes ce dont j’ai envie, là, maintenant, je vais te répondre que j’ai envie d’attraper mon fils sous le bras et de partir explorer le vaste monde avec lui.

Alors, en ce moment, j’explore les blogs voyages, à la recherche d’informations, d’inspirations, faisant croître ma bucket list billet après billet.

Des blogs de voyageuses solitaires, oui. Des blogs de familles voyageuses, oui. Des blogs de mamans qui voyagent seules avec leur progéniture, point. (J’en avais trouvé un génial il y a quelques années, mais il n’est plus en ligne 🙁 )

De papa solo non plus, tu me diras, mais soyons réalistes, voyageurs et voyageuses, pères et mères ne sont pas confrontés aux mêmes problématiques.

Alors quoi, je reste chez moi avec mes rêves plein la tête et ma langueur grandissante ? Et mon petit voyageur en herbe qui a adoré ses aventures et a soif lui aussi de remonter dans un avion, dans un train, d’aller taper la discute avec ses trois mots d’anglais, et de marcher des kilomètres, le nez en l’air, les yeux écarquillés ?

Est-ce que ça se fait, seulement, quand on est maman solo, de voyager seule avec sa progéniture ?

Réponse : ce n’est pas courant. Ce n’est pas la norme. Ce n’est pas ce qu’on nous a enseigné.

Une femme, ça doit redouter le monde et les mauvaises rencontres, et de ne pas s’en sortir toute seule.

À plus forte raison si elle a charge d’âme.

Entendons-nous : je ne prévois pas de parcourir l’Amazonie à pied seule avec mon fils, ou d’aller explorer Kaboul. J’ai suffisamment de bon sens, et de warnings dans ma tête.

En fait, je sais parfaitement ce dont je me sens capable et ce dont je ne me sens pas capable. Avec lui, avec lui quand il sera un peu plus grand, ou toute seule.

Et ce dont je me sens capable va (enfin) plus loin que le bout de ma rue et des frontières françaises. (D’ailleurs, c’est l’Europe, maintenant, pff, pas de bol, le terrain de jeux s’est agrandi !)

Ce n’est pas habituel, ce n’est pas normal, dans le sens de « la norme ». Mais ma normale à moi, qui la dicte ? Il ne tient qu’à moi de l’inventer.

Longtemps, j’ai vécu dans la peur. Oui, oui, j’ai vécu des choses traumatisantes, et oui, ça a joué, mais si je dois être parfaitement honnête, j’avais déjà très peur avant. Peur de tout. On vit dans une société qui nous tient par la peur. Quand on a peur, on est docile, on reste dans la norme, on ne s’en écarte pas, de peur qu’il nous arrive du mal. On baisse la tête et on fait ce qu’on nous dit.

Il y a 10 ans, déjà, je regardais les billets d’avion pour partir autour du monde, et ça me semblait inaccessible. Déjà, comment on avait assez de congés payés pour ça ? Et l’argent, on faisait comment ?

J’étais coincée sur mon île de terreurs, croyant qu’il n’y avait qu’une manière de faire. Je n’avais pas la clé pour accéder à l’option tour du monde.

Une fois encore, je ne dis pas que je pars autour du monde la semaine prochaine avec un sac à dos et mon fiston sous le bras. Mais en même temps, je me dis, pourquoi pas ? Même si a priori, partir n’est pas la norme, à plus forte raison seule avec un enfant.

Mais il ne tient qu’à moi d’inventer cette nouvelle normale.

Et si dans deux ans, une maman solo tombait sur mon blog de maman solo voyageuse (oui, tu ne crois pas que je vais faire ça sans documenter l’aventure), et se disait qu’en fait, elle aussi, elle peut ? Quelles graines sèmerais-je ?

Ce qui n’existe pas encore, tu peux le créer. Ce qui ne se fait pas encore, tu peux le créer. Et une fois que tu l’as créé, ça devient quelque chose qui se fait, puisque toi, tu l’as fait.

En ce moment, ce sont les billets d’avion qui me chatouillent. Il y a 10 ans (en plus des billets d’avion), c’était l’entrepreneuriat. Je ne connaissais pas d’entrepreneurs, ou presque, que des salariés. Ça me semblait inaccessible. D’ailleurs, dans ma tête, il fallait que je trouve un produit génial, sinon, point de salut. Sans me dire un seul instant que le produit, ça pouvait être moi. Et puis, par la force des choses, j’ai sauté le pas. Je me suis vendue moi, avec mon expertise de traductrice, puis moi, avec mon amour des histoires et de l’amour de soi. (Oui, j’aime l’amour !)

Ta normale à toi, c’est toi qui la crées. Et oui, peut-être que tu boufferas de la vache enragée le temps d’y arriver, et pour sûr, tu flipperas, et tu te demanderas comment tu vas y arriver, et ce que tu viens faire dans cette galère.

Mais tu joueras selon tes règles à toi, et pas celles que le reste du monde voudrait que tu joues, sans se demander si ces règles étaient bonnes pour toi. (Il n’y a qu’à voir toutes les magnifiques règles que nos chers leaders nous sortent à tire-larigot, comme elles sont justes et éthiques.)

Et quand tu fais ça, tout de suite, ton action devient plus grande que toi.

Tu poses de nouvelles règles du jeu. Tu suis les règles de ton jeu. Les gens voient que tu joues selon d’autres règles. Peut-être qu’ils flippent et te renvoient leurs peurs (résiste !) Peut-être que tes règles les séduisent et qu’ils te les empruntent. Et peut-être que petit à petit, ils créent leurs propres règles, parce que tu leur a montré que c’était possible.

On a tous besoin qu’on nous montre l’exemple. C’est comme ça qu’on a appris à marcher, à parler, à lire, à écrire, à compter.

On a aussi besoin d’exemples pour nous rappeler qu’on sait déjà très bien penser par nous-mêmes, et prendre les bonnes décisions pour nous, qui ne sont pas toujours celles de la majorité.

Et quand tu nous montres que c’est possible, une vie où tu n’as plus de patron, une vie où tu consommes en dehors des circuits de la distribution de masse, une vie où tu ne consommes plus du tout de produits animaux, une vie où tu fais un bébé toute seule, ou pas de bébé du tout, une vie où tu vis en dehors du placard, une vie où tu pars explorer le monde seule avec ton enfant, tu ouvres la porte à tous les autres qui auraient bien envie, mais ne sont pas sûrs que c’est possible.

Te permettre de vivre ta vie en grand, c’est plus grand que toi.

Ouvre la porte.

Eva

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