3615 ta vie

Il y a 2 ans, j’ai rejoint un groupe d’entrepreneuses. Un petit groupe d’entrepreneuses françaises, ce qui me changeait des grands groupes anglo-saxons intimidants que je fréquentais jusque là. J’étais excitée, je cherchais cela depuis un moment. La plateforme idéale pour passer à la vitesse supérieure et transformer mon business.

Sauf que le burn-out et la dépression ont frappé pile à ce moment-là.

Mon business passerait donc plus tard. Mais ça me faisait du bien de garder pied avec l’effervescence et la créativité de toutes ces incroyables nanas. C’est un peu devenu mon terrain de jeu, mon exutoire. Je participais beaucoup. Enfin, je racontais beaucoup ma life. (Surtout que je ne comprenais toujours pas grand-chose à ma vie, à ce moment-là.)

Les « merci, ça m’aide » que j’avais en réponse sont progressivement devenus des « quand est-ce que tu crées un blog ? Quand est-ce que tu écris un livre ? »

Ça me faisait hurler de rire ! Après tout, tout ce que je faisais, c’était raconter ma vie.

Et 3615 ta vie code on s’en fout, non ?

Un petit matin, en grattant mes pages, je me suis rendu compte que toutes les femmes que j’aimais lire sur le web ne faisaient pas autre chose. Dire « je ». Raconter leur vie. En tirer des leçons, des observations, des vérités. Et moi, je sautais sur chaque nouveau billet dès sa publication.

Encore quelques semaines de tergiversations (je pense vite, mais j’agis lentement), et je créais Eva raconte des histoires.

En me disant « celui-là, il est juste pour moi. Juste pour raconter tout ce qui me passe par la tête. Lira qui voudra, les autres, on s’en fout. »

Je l’annonce timidement à ma bande. Réponse générale enthousiaste résumée en un mot et une ponctuation : « enfin ! »

Je proteste à nouveau « mais je raconte juste ma vie ! »

L’une de mes poulettes me répond « oui, mais tu le fais de manière qui nous touche, tu en fais quelque chose d’universel. »

Hum, j’avais bien vu que ça touchait, mais je pensais que c’était le contenu, les faits bruts, effet « sortez les violons »… Pas ma manière de raconter.

Je pense qu’il m’a encore fallu des mois avant de comprendre que c’était ça qui me touchait à peu près systématiquement. Ce qui fait que je tombe massivement amoureuse de certaines personnalités, dans quelque domaine que ce soit, tout excessives qu’elles soient. Des gens qui, s’ils ne le sont pas à la base, je finis inévitablement par voir comme des artistes.

Des gens qui racontent leur vie de telle manière que ça vibre en moi et que je m’y reconnais. Des gens qui vivent leur vie de telle manière que tout m’apparaît comme possible. Des gens qui me transforment juste en étant eux-mêmes.

Je crois que ces gens-là m’acquièrent comme fan fidèle et dévouée pour la vie même-si-nos-chemins-se-séparent-tu-auras-toujours-une-place-spéciale-dans-mon-cœur.

C’est ça, la vie d’artiste !

Plus je me laisse la latitude d’écrire et de créer, puisque c’est cela mon médium, mieux je me sens. Moins je me bride, plus ça vibre, plus, je le sens, je le vois, ça touche les gens et les transforme.

Est-ce autre chose que de l’art, ça ?

L’art, finalement, c’est absorber, digérer le monde, partagée la vision qui en naît, qui nous transforme et transforme les autres à leur tour, qui absorberont, digéreront le monde, partageront leur vision à leur tour, qui les transformera et transformera les autres et me transformera, et j’absorberai, digérerai, et je partagerai ma vision…

Pour peu que nous nous laissions la capacité de créer ce qu’on a dans le cœur et de l’exprimer, on a tous la capacité de faire ça. Nous pouvons tous laisser le monde dans un état un peu différent de celui où on l’a trouvé.

« Oui, mais moi, je fais juste… des bouquets/des sacs à main/j’enseigne à des tout petits/à des adultes/je fais des sites web/de la compta… Ce n’est pas grand-chose. »

Ouais, mais si tu le fais en y mettant vraiment tout toi, au lieu d’essayer de faire ce que tu crois qu’il faut faire, ou pire, ce que tu crois que les autres attendent de toi (tout ce qu’ils attendent de toi, c’est que tu sois toi)… Crois bien que tes bouquets/tes sacs à main/les petits/les adultes à qui tu enseignes/tes sites web/ta compta… changeront les gens autour de toi, qui changeront les gens autour d’eux, qui te changeront à leur tour…

Vis ta vie d’artiste, baby ! Viendra qui voudra, et les autres, tu t’en fous !

Cœur avec les mains, et des bisous

**
Eva, sœurcière artiste qui raconte sa life

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