Choisir l’amour

Nous allons devoir choisir entre ce qui est juste et ce qui est facile, dit Dumbledore à ses élèves et son staff quand Voldemort revient. (Spoiler alert, mais bon, ça va faire 10 ans, les gars.)

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, aucun choix ne me semble juste, et aucun ne me semble facile.

(Je ne demande pas de leçon ni d’opinion, merci. J’aime faire mes propres choix, et le prosélytisme a tendance à me rebuter plus qu’autre chose.)

Mais finalement, le choix, il se fait jour après jour.

Et plus qu’entre ce qui est juste et ce qui est facile, c’est entre l’amour et la peur. Ce qui est peut-être la même chose, tout bien réfléchi.

Choisir entre l’amour et la peur.

Dans l’isoloir, donc.

Le résultat d’élections ne fait pas tout. C’est nous, jour après jour, qui le faisons.

Avec sa carte bleue. Vous le savez, que vous votez avec votre CB, n’est-ce pas ? Chaque fois que vous achetez quelque chose, c’est comme si vous envoyiez un SMS pour votre candidat préféré à la Nouvelle Star. Quand vous n’achetez pas, pareil. Stop ou encore.

Avec son prochain, en l’écoutant avant de décider si ses opinions sont valides. D’ailleurs, même si elles ne vous plaisent pas, elles sont aussi valides que les vôtres. (Et Dieu sait qu’un paquet d’opinions ne me plaisent pas.)

En ne cautionnant pas les propos racistes, sexistes, homophobes… Oui, ça coûte de dire « ta blague ne me fait pas rire du tout » à quelqu’un qu’on aime. Ce qui est juste, pas ce qui est facile.

En choisissant de faire, à notre petite échelle, ce qui va rendre le monde meilleur. Que ce soit en bâtissant un empire, ou simplement en souriant à l’automobiliste qui vous a laissé passer.

En ayant confiance et compassion pour votre prochain, même si vous avez du mal à comprendre cette étrange créature. Écoutez un peu son histoire, je suis sûre que c’est édifiant. (Sérieux, relisez Harry Potter.)

En ayant confiance et compassion pour vous, aussi. Vous enfoncer, vous, dans la peur et la déprime, ce n’est pas un beau cadeau à offrir au monde. Ni à vous.

On a besoin de vous œuvrant pour ce qu’il y a de plus beau et de plus fort dans le monde.

Oui, c’est ringard.

Si vous saviez comme je m’en fous.

Jour après jour, résister aux sirènes qui chantent le chant de la peur. Choisir l’amour.

(Je ne dis pas que c’est facile.)

Et, quelle que soit l’issue, de toute façon glauque, continuer, jour après jour, à choisir l’amour. Parce que la peur mène à la haine, et la haine à la destruction.

Je continuerai à faire le choix d’être bonne avec mon prochain.

Et je sais que quantité d’autres continueront à faire le même choix. Parce qu’en fait, quantité d’autres le font déjà partout dans le monde.

Et on en sortira plus forts et plus sages.

Je vous embrasse.

**
Eva, sœurcière bisounours avec la gueule de bois

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