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Ils disent que nous sommes des rêveurs, mais nous sommes ceux qui ne dorment jamais.

Ils disent que nous sommes naïfs, mais nous sommes ceux qui font bouger les choses.

I had a dream, ça te dit quelque chose ?

Sans les rêveurs, rien de grand ne s’accomplirait en ce monde.

Pas d’explorateurs. Pas d’inventeurs. Pas de chercheurs.

Sans les rêveurs, nous serions toujours à trembler dans nos cavernes, car nous n’aurions jamais rêvé de maîtriser le feu.

Sans les rêveurs, nous n’aurions jamais été voir plus loin que l’orée de notre village.

Sans les rêveurs, nous mourrions toujours de problèmes que nous trouvons aujourd’hui bénins.

Sans les rêveurs, nous ne pleurerions jamais devant une œuvre d’art qui nous touche dans les tréfonds de notre âme.

Sans les rêveurs, les femmes ne voteraient toujours pas, et les noirs auraient toujours des toilettes à part.

Sans les rêveurs, on se demanderait encore ce que c’est, les étoiles.

Est-ce un hasard si l’Église, premier grand lobby de notre ère, faisait tout son possible pour faire taire ceux qui affirmaient qu’autre chose était possible, les yeux dans les étoiles ?

Est-ce un hasard si celui qu’on assassine, c’est le pacifiste qui clame son rêve d’égalité ?

« Tu rêves ! » s’exclament-ils, méprisants.

Oui, je rêve. Et plutôt deux fois qu’une.

Je rêve de tout ce que je peux faire pour que le monde soit un meilleur endroit.

Je rêve de tout ce que NOUS pouvons faire pour que le monde soit un meilleur endroit.

Ils disent que nous sommes des rêveurs, mais nous sommes ceux qui ne dorment jamais. Nous sommes bien trop occupés à changer le monde.

Alors, la prochaine fois qu’on te qualifiera de rêveur, d’un ton narquois et condescendant, prends-le comme un compliment. Rien de grand en ce monde ne se serait accompli sans toi.

**
Eva, sœurcière rêveuse

Spéciale dédicace à Mathieu, de Ta vie dans TES mains, avec qui j’avais coécrit un joli billet sur l’art de rêver. Et à Michaël , aka Monsieur Rêve, du Le Rêve de l’Escalier Librairie Vintage, ZE place to read (and dream) in Rouen, et probablement dans le monde entier.

Tu connais quelqu’un qui aimerait cette histoire ? Partage-la !

Eva

Tu aimes écrire? Ou tu as envie d’écrire ? Écrire, ça libère, et ça transforme. C’est pour ça que j’ai créé la Métamorphose par l’écriture, un accompagnement par courrier postal baigné de bonnes ondes !

4 réponses
  1. Natacha
    Natacha dit :

    Merci pour le partage. En lisant ce que vous avez écrit, je pense que je vais bel et bien réussir à réaliser mon plus grand rêve. Et effectivement, sans les rêveurs, les chercheurs, les explorateurs ou les inventeurs n’existaient pas.

    Répondre
  2. JC-van-Dale
    JC-van-Dale dit :

    Bonjour Eva,
    Permettez moi de remplacer le mot « rêveur » par « Sorcière » :
    La sublime Prêtresse qui chantait le cantique de la Nature, l’inspiratrice des hommes, la grande consolatrice, Celle qui était la promesse et la miséricorde, Celle qui était la science et guérissait toutes les blessures, a été chassée du temple.
    L’ignorance a pris sa place et s’est faite orthodoxie. Alors, que va-t-elle devenir ?… Qu’elle le veuille ou non, la voilà destinée à l’oeuvre sourde des conspirations.
    « Humiliée dans les petites occupations, elle qui avait vu par-dessus nos fronts, dit Jules Bois, elle fut enfoncée dans les détails obscurs. La sibylle qu’elle porte en elle fait semblant de dormir, mais s’éveille parfois.
    « La femme est en tête de l’hérésie. Chassée du temple, elle devint la sorcière. Elle paya cette révolte du plus riche et du plus précieux de son sang. Les Albigeois et les Gnostiques la glorifièrent. La sainte Sophia était pour eux la Déesse invisible. C’est dans le massacre que fut noyée cette résurrection mystique de la femme. Plus tard, quand les Bohémiens arrivent à Paris, ils disent obéir à la sublime maîtresse du feu et du métal, prêtresse d’Isis, qui dans le dernier de leurs chariots penche un front couronné de sequins sur les livres antiques. Mais la pauvre sorcière du moyen âge est encore la plus dolente. On l’extermine par hécatombes. »
    Mais il faut un prétexte pour l’exterminer.
    On l’accuse d’exercer un pouvoir magique, occulte et tout-puissant, pour nuire à l’homme.
    Le synode de Paderborn, en son 6ème Canon, confirmé par un édit de Charlemagne, reprit la question des masques anthropophages en ces termes : «Quiconque, aveuglé parle Diable, croit, à la manière des païens, qu’une femme est sorcière et dévore des hommes, et brûle pour cela cette femme et fait manger sa chair par d’autres, doit être puni. »
    Donc, on mangeait des femmes !… et on accusait les païens de cette invention, pour les noircir !
    Et c’est parce qu’on mangeait des femmes qu’on accuse les sorcières de manger des hommes !…
    Le synode de Riesbach et Freisingen, en 799, dit dans son 5e Canon que « les magiciens et magiciennes devront être em- prisonnés, mais que, dans aucun cas, il ne pourra être attenté à leur vie ».
    Voilà des documents qui nous font connaître les moeurs qui existaient en ces temps.
    La puissance donnée aux femmes sorcières était immense. Une d’elles, du pays de Constance, qui n’avait pas été invitée aux noces de son village, à cause de sa supériorité, se fit, dit-on, porter par le Diable sur une haute montagne, y creusa une fosse dans laquelle elle répandit sa sécrétion urinaire, puis prononça quelques mots magiques, et, aussitôt, un formidable orage éclata qui dispersa la noce, les ménétriers et les danseurs. Tout cela prouve que le mal qui arrivait lui était attribué : c’était sa veangence qu’elle exerçait, l’ancienne vengeance divine à laquelle on croyait toujours, quoiqu’elle ne fût plus Déesse. Elle était devenue au moyen âge la Stryge, celle qui s’envolait par les cheminées, se précipitait du haut des montagnes, devenait une chatte, etc.
    Et cependant, malgré la persécution, elle travaille, elle écrit, son esprit toujours actif se manifeste sous l’impulsion de sa plus brillante faculté, l’intuition ; c’est ce qui fait dire à Jules Bois, dans Le Satanisme et la Magie (p. 43) : « Elle se relève la nuit, écrit d’étranges pages, qui semblent ne jaillir ni de ses souvenirs, ni de ses lectures, ni de ses conversations. D’où alors ? Autour d’elle, on s’inquiète : comment croire à des fraudes ? On se récrie, on résiste, puis d’épouvante on accepte tout. C’est que l’invisible devient visible de plus en plus, il commande, il conseille, il investit la maison de sa présence outrecuidante, utile cependant. Il gère les affaires, prophétise, allonge dans la famille moderne l’ombre des vieux Dieux. »
    La Fée Mélusine, la femme savante et bonne, n’était-elle pas représentée dans un corps qui finit en serpent par le Catholique qui la maudit ?
    Après ce massacre de la Femme, qu’allait-il rester de la société humaine ?
    « La Femme universelle, toujours refoulée par l’Eglise, la Mère étouffée par la Vierge, la Femme vraie, sans fausse honte de sa nature et de ses dons » (Jules Bois). En effet, il restait la Nature avec ses éternelles lois. Il restait la Femme !..; Déesse sans autels, Reine sans royaume, qui n’ose avouer sa royauté,… mais la prend quand même !
    Mais toutes n’étaient pas des femmes fortes, des sorcières. Il y avait aussi les femmes faibles et amoureuses de l’homme perverti. Celles-là vont au prêtre, et ce sont les riches, les joyeuses, les heureuses, celles qui plaisent aux séducteurs par leurs complaisances ; elles lui apportent leurs amours et leur or. Qui oserait critiquer la sainteté de leurs intentions ? Aussi les maris se taisaient.
    Ces bons Pères ! on les comblait vraiment, on les traitait comme des dieux ; il n’y avait pas assez de belles dentelles pour leurs surplis, pas assez d’or pour leurs ornements, pas d’étoffe assez belle pour les vêtir,…les saints hommes !
    Des mains princières travaillaient pour eux, filaient le fin lin de leur robe… Et tout cela couvrait si bien leur boue, qu’on ne la voyait plus.
    Mais les femmes fortes allaient à l’homme maudit, à celui que, par un paradoxe fréquent, le prêtre appelait « Satan », c’est-à-dire à l’homme vrai, grand et droit. Elles allaient donc au diable, elles se donnaient au diable, modeste, pauvre, déshérité comme elles.
    Ce sont eux qu’on appelle les bons hommes, on les prend en pitié parce qu’ils n’ont pas l’astuce et l’hypocrisie des grands seigneurs de l’Église. Ces naïfs sont restés fidèles à l’antique loi morale ; aussi, comme ils sont ridiculisés, avilis, meurtris, les pauvres grands bons hommes, et hués par le peuple abruti ! Mais qu’importe à ces hommes ce qu’on dit d’eux ? il leur reste la vraie femme, la grande, c’est-à-dire tout, et c’est cela qui, finalement, les fera triompher.
    Cordialement.

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