Le monde, on peut le changer avec eux ou malgré eux

Je me sens d’humeur post-présidentielle.

C’est une humeur qui m’intrigue un peu, et je constate que c’est la même chose que les deux précédentes.

Si j’ai autant de doutes au sujet de ce nouveau président que j’en avais au sujet de ses prédécesseurs au lendemain de leur élection, il y a malgré tout au fond de moi de l’optimisme. De l’espoir, même.

Et si avec lui on redressait enfin le pays, on atténuait notre mal-être global et notre mécontentement, on se sentait enfin mieux ? (Oui, pour moi, c’est ça, redresser le pays : que les gens ne se réveillent plus avec la peur au ventre, mais avec le sourire.)

J’ai cette espèce de foi indéboulonnable en l’avenir.

Je suis moins naïve, aussi. Je ne compte pas vraiment sur lui pour ça, même si j’espère toujours être agréablement surprise.

Je me dis que le changement, c’est nous tous au quotidien qui le construisons, et que si chacun apporte sa petite pierre, on change les choses petit à petit.

Le monde, on peut le changer avec eux ou malgré eux.

Mon vœu, pour cela, ce serait qu’on agisse pour, plutôt que contre.

Non, parce que regardez 2 secondes : râler, brandir son poing et des pancartes contre quelque chose, c’est quand même déployer une énergie considérable pour nourrir celle contre laquelle on se bât. (Comme moi quand je lutte contre les zombies.)

Et non, je n’ai rien contre les manifestants. J’ai participé à ma part de manifs, et je recommencerai. Simplement, je préfère manifester pour la paix que contre la guerre.

Parce que les mots ont du pouvoir.

Il y a quelque temps, je suis tombée sur une phrase qui m’a beaucoup donné à réfléchir, au point que je l’ai ajoutée à mes règles du je(u) : si tu ne fais pas partie de la solution, tu fais partie du problème.

Moi, je veux faire partie de la solution, même si je n’ai pas trop la vue d’ensemble sur ce que c’est, la solution. Du coup, j’essaie de faire en sorte que ça passe par des actions et des choix au quotidien.

Ça peut être en écrivant ici, par exemple, pour alléger un peu les cœurs.

Ça peut être en discutant un peu avec le petit monsieur ou la petite dame qui fait la manche, en même temps que je lui donne une pièce. Ça n’éradique pas la pauvreté, mais ça replace mon interlocuteur dans une relation d’humain à humain.

Ça peut être dans mes choix de consommation, en préférant donner mes sous à des gens qui ont le souci de la planète qu’à de grosses corporations qui ont surtout le souci de leurs actionnaires.

Je ne vais pas changer radicalement le monde, mais je peux en changer une partie. Je peux changer les choses radicalement pour une personne.

Ce matin, j’ai vu que Nicki Minaj avait proposé sur Twitter de financer les frais de scolarités d’étudiants s’ils pouvaient prouver leurs bonnes notes. Comme ça, parce qu’un de ses followers lui a demandé s’il pouvait gagner ça plutôt qu’un ticket pour je ne sais plus quels music awards.

Elle ne résout pas l’aberration qu’est le système scolaire américain, mais elle change substantiellement les choses pour une poignée de personnes. Qui sait quelles seront les conséquences ? Peut-être que l’un d’entre eux/elles éradiquera le sida.

Je me dis que c’est ça que je veux faire avec mes choix et mon argent.

Pas plonger dedans comme Picsou, d’autant que plonger dans des fonds dématérialisés, ça ne doit pas être agréable… Comme plonger dans la Matrice. Pas non plus boursicoter pour que ça me rapporte un max, pas lever des fonds pour une énième start-up à la mode qui n’a même pas encore commencé à changer les choses.

Je veux du concret, du réel.

Je veux aider des étudiants, des petits entrepreneurs qui ont de beaux projets qui changent le monde. (Oui, changer le monde, c’est ma marotte.)

Je veux aider les filles et les femmes du monde entier à recevoir une éducation et être enfin considérées comme les égales des hommes. (Nan mais !)

Je veux aider des projets qui rendent l’éducation plus fluide, plus harmonieuse, plus adaptée à chacun, au lieu de nous mettre tous dans des cases.

Je veux aider des projets qui peuvent avoir un impact monumental sur la prise en charge des problèmes sanitaires ou des problèmes de santé.

Je veux aider des projets qui permettent à la planète de mieux respirer.

Et ça, ce sont juste les choses qui ont de l’importance pour moi, et juste moi.

Je veux pouvoir me regarder dans les yeux et me dire que j’ai fait de mon mieux pour laisser à mon fils un monde un peu meilleur que celui que j’ai trouvé à ma naissance. Parce que jusque là, ça ne va pas dans la bonne direction. (Mais quand on touche le fond, la seule issue, c’est de remonter, pas vrai ?)

Et je refuse de compter uniquement sur les autres pour cela. Je veux mettre les mains dans le cambouis et/ou à la poche.

Et j’aimerais qu’un maximum de gens en fasse de même.

Parce que je crois sincèrement que c’est comme ça qu’on changera le monde.

**
Eva, sœurcière qui imagine (all the people living for today), catalyseur du changement (j’ai décidé que c’était mon nouveau nom… jusqu’au prochain ?)

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