Tout ce que je te cachais jusque là…
En ce moment, je m’interroge pas mal sur qui je suis, ce que je montre de moi, et comment tout ça concorde.
Et si j’essaie moins (do or do not, there is no try), je reste encore bien timide. Je ne veux pas choquer, je reste lisse. Et c’est pas si drôle. Enfin, on en fait vite le tour, pas vrai ?
Je cache à quel point je peux être perchée dans mes trucs de sorcière. Oui, je fais du reiki. Mais c’est presque mainstream, aujourd’hui. Donc : je discute avec l’Univers quasi tous les jours, je pose des questions et je demande à avoir des réponses au réveil (et je les ai) ou des signes (et je les ai), j’explore des nœuds du passé quand je me sens coincée, pas forcément dans cette vie, et parfois, je les transmute. Et c’est même pas compliqué.
Je laisse échapper des aperçus de ma nerditude (au fait, malgré la citation Star Wars et mon chat-Leïa, c’est pas ma tasse de thé), mais pas la pleine mesure du truc. Je suis nerd parce que je peux être hyper obsessionnelle. Et je suis convaincue que certaines histoires arrivent dans ma vie juste quand il faut pour guérir quelque chose. (Bisou Logan. Je suis peut-être, ou pas, être un tantinet obsessionnelle avec ce film.)
Je cache, beaucoup, ma part d’ombre. Je ne veux montrer que la lumière. Sauf que l’un n’existe pas sans l’autre. Je me considère comme une travailleuse de lumière… et ma part d’ombre est très noire. Quand j’écris de la fiction, c’est souvent très sombre et très violent. Je suis la première surprise quand je relis. Ça me laisse un peu désemparée, mais j’ai compris il y a peu que je peux laisser tout ça sortir sans censurer, et éditer plus tard. Vous n’êtes pas obligés de tout savoir.
Et dans le genre histoires sombres, j’ai un penchant particulier pour les histoires d’apocalypse et de fin du monde.
Pour moi, les histoires d’apocalypse sont des métaphores de nos apocalypses personnelles.
On vit tous, sinon de véritables apocalypses, des fins du monde. Des moments où notre monde s’effondre et change du tout au tout. Où on ne peut plus se cacher derrière le masque. Où on est obligés d’être soi, dans son meilleur et son pire.
Ces moments d’apocalypse sont des déclencheurs dans nos vies. Tout nous semble futile, on n’a plus l’énergie pour toutes ces conneries, pour faire semblant.
C’est pour ça que les histoires de fin du monde sont des histoires de nouveau monde.
Oui, c’est chaotique, c’est sale, c’est sombre, c’est violent. Comme une naissance. Ça se fait dans le sang, les cris, les larmes. Et puis l’enfant, et puis le nouveau monde émerge, et tous se taisent pour l’écouter hurler, émerveillés par cette nouvelle vie qui a éclos.
Les histoires de fin du monde ne sont pas autre chose.
Ce qui m’intéresse, c’est ce qu’on va construire après. Une fois qu’on aura digéré tout ça. Non, en digérant tout ça.
Hier, alors que j’étais en train de griffonner, l’idée d’un programme « juste la fin du monde » (ce film aussi était terrible, pas vrai ?) m’est tombée dessus, tellement fort, tellement détaillée, que c’est une évidence.
Déconstruire et digérer. Rêver et reconstruire.
Juste la fin du monde. Juste un nouveau monde.
Et même si même à moi cette idée semble chelou, c’est trop évident pour passer à côté.
Des bisous, mes chouchoux 😘
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Eva, sœurcière apocalyptique chelou
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