Comment les histoires que tu te racontes influencent ta vie

Comment les histoires que tu te racontes influencent ta vie

Tu as une grande décision à prendre, et elle ne veut pas la fermer.

Elle ? La petite voix qui trouve mille excuses pour que tu ne fasses pas ce truc dont tu as super envie. Ou au contraire, qui te demande ce que tu fous là, prêt à signer pour ce job qui a tout bon sur le papier, ou au bras de l’homme ou de la femme qui semble pourtant si parfait(e).

Elle n’arrête pas de te raconter des histoires. À longueur de journée, et même parfois la nuit, dans tes rêves.

Nos premières histoires, on commence à nous les raconter tout petit. Parfois même in utero.

Il y a bien sûr les livres d’images qu’on regarde blotti contre papa ou maman, qui fait toutes les voix (ou pas). Des histoires qui nourrissent notre imaginaire et notre vision du monde. Des histoires qui nous font rêver, dont on se souvient peut-être encore aujourd’hui.

Mais il y en a d’autres qu’on commence à nous raconter au moins aussi tôt.

Tu es le plus beau des bébés. Mais qu’est-ce que tu es capricieux !

Il faut souffrir pour être belle.

Sois sage, ne fais pas de bruit.

Les garçons sont turbulents, les filles sont sages. Ils sont bons en sciences, elles sont bonnes en lettres.

Il faut traiter toutes les personnes de la même façon. Tiens, et même tous les êtres vivants.

Ton frère est plus doué que toi dans ce domaine. D’ailleurs, tu devrais prendre exemple sur lui.

Il a fait mieux que toi, tu ne méritais pas de gagner.

Il est très joli ton dessin, je suis fière de toi. Tu es très doué.

Il faut bien travailler à l’école pour avoir un bon travail. Il faut travailler dur pour bien gagner sa vie. L’argent ne pousse pas dans les arbres.

C’est la crise, il n’y a plus de boulot, il faut s’accrocher à celui qu’on a.

On peut accomplir tout ce qu’on veut à force de volonté.

Des belles histoires, et des histoires terribles. Des histoires qui te plombent, d’autres qui te portent. Avec un peu de chance, les deux sont à peu près équilibrés.

Et toutes ces histoires, à force de les entendre répéter, puis de TE les répéter, tu les intègres.

Elles deviennent vraies. Ta vérité.

Parfois même, tu intègres des histoires contradictoires. Sans même s’en rendre compte. Ou des histoires qui te mettent dans une impasse.

Peut-être qu’on t’a répété que tu étais un artiste très doué. Mais aussi que pour réussir, il fallait être matheux. Et toi, tu aimais bien les maths, tu étais même plutôt bon, mais comme on t’a présenté les choses de manière binaire, tu ne pouvais être qu’artiste. Et donc mourir de faim. Ou alors, la mort dans l’âme, tu as abandonné tes pinceaux, et tu t’ennuies à mourir dans un job qui sollicite ta bosse des maths avec zéro créativité.

L’Américain Mike Dooley a une petite phrase très simple, mais très puissante : thoughts become things. Nos pensées deviennent des choses. Choisissez les bonnes, précise-t-il.

Quand les histoires que tu te racontes deviennent ta vérité… elles deviennent aussi ta réalité. Dommage pour tout ce que tu aurais pu faire de grandiose avec ton sens artistique et ton amour des maths, tu te contentes de vivoter, un nœud au ventre dès le 15 du mois, ou de regarder ta montre en soupirant dès lundi 9h30.

Avant de prendre conscience de cela, on ne se pose pas vraiment de questions. Les choses sont ce qu’elles sont, et pis c’est tout.

On jalouse sans trop s’en rendre compte les gens qui vivent la vie dont on rêve. On parcourt avec envie les magazines, Pinterest, Instagram. On soupire. Tout ça, c’est hors de notre portée.

En tout cas, on en est convaincu. Elle est comme ça, notre réalité.

Alors, laisse-moi te dire une chose :

Les histoires que tu te racontes ne sont pas gravées dans le marbre.

Ce sont uniquement des croyances.

Bonne nouvelle : si ce sont des croyances, rien ne t’empêche… d’arrêter d’y croire.

Je ne dis pas que c’est facile. Il y a des croyances que je n’arrive toujours pas déboulonner même si je les ai attaquées par la face nord il y a un moment. Mais je suis patiente. Facette après facette, je fais exploser les miroirs aux alouettes. À un moment, je finirai bien par comprendre quel est le cœur du problème.

Alors, les petites voix dans ta tête, elles te susurrent des histoires à longueur de journée. Parfois, ce sont de jolies histoires, qui s’appuient sur l’amour qui t’entoure, sur la joie et la gratitude qui t’habitent, sur tout ce que tu as déjà accompli dans ta vie. Parfois, elles viennent te raconter, globalement, que ça va pas être possible. Parce que sinon… tu vas mourir ?

Il ne tient qu’à toi de surprendre cette petite voix qui te chuchote à l’oreille que les maths et l’art sont antinomiques. Vas raconter ça à Léonard de Vinci, tu vas le faire marrer. Ou à Einstein. Ou à Sherlock Holmes, l’autre génie violoneux.

Garde les messages sincèrement bienveillants et enthousiastes. Tous les autres, ceux qui te plombent, te dépriment, te paralysent, dis-leur que c’est gentil de s’inquiéter, mais que tu n’as plus besoin d’eux.

L’essentiel, c’est de te sentir bien. Si tu le sens bien, si tu TE sens bien, ne laisse pas les vilaines petites voix t’empêcher de faire ce que tu veux de ta vie.

***

Pour commencer à changer les (vilaines) histoires que tu te racontes, je te propose vendredi 31 mars un soin collectif gratuit sur le thème « le grand ménage de printemps ». Pour amorcer le changement dans ta vie, c’est ici. L’occasion aussi de tester la Libération par l’écriture, et de commencer à déployer tes ailes de papillon 🙂

Comment les histoires que tu te racontes influencent ta vie

Crédit photo : Ben White via Unsplash

1 réponse

Trackbacks (rétroliens) & Pingbacks

  1. […] Ou même, des voix off qui me racontent des histoires à longueur de journée. […]

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.