J’écris…

Ma main court, court, court, et colore le papier de mille couleurs.

J’en ai noirci du papier depuis que j’ai retrouvé le chemin de l’écriture, puis qu’elle est devenue mon fil conducteur. Ma ligne de vie. Mon filin de sécurité. Ma planche de salut.

J’ai noirci les pages, je les ai bleuies, puis j’ai acheté des feutres, et depuis, mes pages sont de toutes les couleurs.

J’écris, puis je n’écris plus, et là, je perds le fil, le fil de ma vie, je me perds, je panique. Les moments où je n’écris plus sont les pires. Ce sont ceux où je me cache les yeux, où je ne veux pas voir, où Grand Monstre Peur fait son grand come-back.

Je me débats, je manque de me noyer, puis je retrouve mon filin de sécurité, et l’oxygène au bout de la ligne. Quand je trouve toutes les bonnes raisons de ne pas écrire, je manque d’oxygène.

J’écris pour savoir ce que je pense. Ça ne veut pas dire que tout mon être et tout mon corps ont compris, certainement pas, mais au moins, je sais ce qui m’occupe et me préoccupe.

J’écris pour comprendre ce qui se passe dans ma vie. Les choses semblent avoir souvent si peu de sens… Je n’écris pas pour savoir pourquoi, ça ne sert à rien, pourquoi. J’écris pour savoir ce que ça implique dans ma vie. Pourquoi, comment ça marche, peu importe, finalement. Mais qu’est-ce que ça veut dire pour moi ?

J’écris pour savoir quoi faire, et ma foi, je suis d’assez bon conseil, une fois que je daigne m’écouter.

J’écris pour trouver des solutions. Parfois, les solutions viennent alors qu’il n’y a même pas de problème.

Parfois, j’écris des histoires, des fictions. Je danse un peu sur le fil, avec elles. Je ne sais pas quoi en penser. Elles sont sombres, violentes. Je m’étonne, je m’émerveille de les voir s’écrire presque toutes seules. J’aimerais dire que je me demande d’où elles viennent, mais je sais qu’elles sont le reflet de ma part d’ombre. Je les trouve belles comme des fleurs vénéneuses. Elles me fascinent, et m’effraient un peu.

C’est incroyable ce qui surgit sous ma main quand je commence à écrire sans trop y réfléchir. Ah, réfléchir, c’est ça qui tue ma ligne de vie. Je réfléchis trop, j’hésite, je barre et barbouille, ma ligne de vie s’interrompt.

Quand j’ai trop réfléchi et que les mots boudent parce que je les ai trop jugés, parce que j’ai essayé de les enfermer dans des cases, je prends des pastels, de la peinture, et je barbouille. C’est presque le même geste. Je fais des taches, je les étale, je refais des taches. Parfois, un mot finit par venir leur faire un câlin. Sinon, ça suffit à ce qu’ils sortent de leur cachette.

On en revient toujours au papier.

J’écris pour savoir qui je suis, ce qu’il y a au fond de moi. Pour savoir ce que je veux pour moi, pour mon fils, pour le monde.

J’écris, et je me mens, parfois. Mais je le sais toujours. Je me demande « vraiment ? » Parfois, je finis par avouer la vraie réponse. Parfois, je ne réponds pas, et je sais que j’ai menti.

J’écris pour trouver un peu de sens dans le monde, parce que franchement, souvent, je n’y comprends rien, parfois tellement rien que ça me fait mal.

J’écris pour mettre de l’ordre dans ma vie, dans ma tête. Dans mon cœur et dans mes tripes. C’est presque comique, pour une bordélique comme moi. Mais le désordre ambiant ne me gène pas. Je finis toujours par trouver l’ordre sur la page.

J’écris pour arrêter le tourbillon des pensées dans ma tête. Tant que je ne les ai pas posées sur le papier, elles continuent à tourner, m’étourdissent, me donnent le vertige, m’épuisent. Je ne dors plus, j’ai envie de hurler. J’ai envie de leur dire « j’ai compris, c’est bon maintenant », mais autant crier au vent d’arrêter de souffler. Mes pensées ne s’arrêtent que quand je leur offre un mur de papier.

J’écris parce que pour moi, c’est le meilleur moyen de faire sortir la douleur. Parfois le seul moyen. Les larmes, les cris ne suffisent pas. Je vomis ma peine sur le papier. Et si ça fait trop mal, si c’est trop moche, trop horrible, je brûle les mots. Ils s’envolent en fumée, et un peu de ma peine avec eux.

J’écris parce que ça me libère et ça me guérit.

Et plus ça va, plus l’envie me chatouille de vous faire écrire et d’écrire avec vous.

Dès la semaine prochaine, je vous accompagne vers vous grâce à la Libération par l’écriture, un coaching 100 % écrit avec des mots doux, des bonnes énergies et des timbres postes.

L’envie de mélanger votre plume à la mienne vous démange ? (Oui, ça chatouille, ça démange, ça se mélange, mais franchement, où y’a d’la gène, ya pas d’plaisir !) Inscrivez-vous à ma newsletter pour ne rater aucune info :  je n’accompagnerai qu’un nombre limité de personnes chaque mois, pour avoir tout le temps de vous écrire de looooongues lettres personnalisées.

Hiiiiii, j’ai hâte !!!!

 

Photo by moi-même 🙂 Oui, j’écris toujours mes articles à la main ! Je vous raconte pourquoi très vite.

 

 

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire