L’art de rêver

Quand Mathieu de Ta vie dans TES mains, mon PNL-ien préféré (eh oui, il a un cœur grand comme ça, il me fait mourir de rire, et grâce à lui, je comprends enfin comment fonctionne la PNL), m’a proposé d’écrire un article à quatre mains (ou est-ce deux ?), je n’ai pas eu à réfléchir longtemps. En fait, je crois bien que j’ai dit OK sans vraiment y réfléchir. Ça promettait du fun !

Quand en plus, il a proposé comme thème l’une de mes activités préférées, lire regarder un film boire du café rêver… ma foi, c’était l’évidence ! J’ai beaucoup rêvassé à la question avant de pondre le moindre mot. C’est que la question m’inspirait, j’avais plein de choses à dire sur le sujet. (D’ailleurs, il n’est pas dit que je ne revienne pas dessus sous un autre angle.)

Et puis finalement, puisque nos vie sont dans NOS mains, pourquoi ne pas parler des rêves comme matière première pour bâtir nos vies telles que nous l’entendons ?

Trève de blabla, je laisse la parole à Mathieu :

C’est important de rêver ! C’est même vital ! Rêver et imaginer nous ouvrent les portes d’un monde sans limite où tout est possible !

Mais vous savez, il y a pourtant un grand nombre de personnes qui « ne sait pas » rêver ! (C’est triste !)  Et pourtant, ça a une grande utilité ! C’est une ÉNERGIE ! Quelqu’un qui se donne la permission de rêver se donne une grande ouverture au champ des possibles.

Félix Baumgartner a dit : « Vous n’avez de limites que celles que vous vous imposez ». Et pour être honnête avec vous, je ne trouve rien à redire là-dessus 

Rêver c’est « utiliser » une intention sans objet, tout ce que perçoit votre esprit est énergie, (écoutez votre corps, soyez attentifs à ce que vous ressentez à ce moment-là) si vous rêvez (imaginez) tout le temps, vous êtes plein d’énergie !!

Mais qu’en est-il de ceux qui ne parviennent pas à rêver ? à imaginer ? Comment même est-ce possible ?

C’est très facile. En ramenant tout ceci à une base de PNL : la PROGRAMMATION

Souvenons-nous, la programmation (de notre cerveau) englobe les cadeaux de la génétique, nos apprentissages, et notre éducation !!! (Attention, ce qui va suivre n’est pas une excuse pour blâmer qui que ce soit  )

Notre éducation est un « programme » dans notre cerveau acquis par la répétition. (Fais comme ça, fais pas ci, fais pas ça…) Ce programme va grandement contribuer à nous définir en tant qu’individu ainsi que l’orientation de notre mode de pensées.

Par exemple : (attention je le répète, rangez vos couteaux, on ne blâme personne ^^)

Un enfant qui aura eu une éducation rigoureuse, basée sur le principe que pour réussir dans la vie, il faut faire de longues études, un métier bien payé, une belle maison, une grosse voiture, un(e) conjoint(e) hyper canon, un mariage version jet set, de beaux enfants, un labrador et partir deux fois par an aux Caraïbes, et que la famille veille au grain à ce que tu ne sortes pas du chemin tracé …. Et bien il y a de très fortes probabilités qu’en grandissant, ces enfants oublient la part de rêve qui est en eux…

C’est encore (en partie) un phénomène social de ne pas rêver. Nous vivons dans une société où apprend que pour réussir il « faut » tout ça. Notre esprit est donc focalisé sur cette quête de bien matériel. À un point où ce bonheur matériel devient le rêve… Et pour le coup, une quête sans fin. (Avec la frustration qui va avec ^^)

Ces personnes-là ne visualisent plus, ne rêvent plus, car ce rêve devient peur et insécurité (eh oui, cette bonne vieille peur de l’inconnu ^^)

Un travail tout à fait sympathique est alors à entamer, car il existe bon nombre de façons de remédier à ceci  Comme travailler en état modifié de conscience, faire appel à nos cinq sens, et bien d’autres encore !

Le bonheur est un état d’être, on doit le cultiver. Il ne repose sur personne et ne dépend que de toi. Comme le disait Walt Disney : « Si tu peux l’imaginer, alors c’est vrai »

Quoi de mieux qu’une belle petite histoire d’Eva pour illustrer tout ça ? Vous constaterez sa superbe évolution ^^

Parfois, non, souvent, très souvent, je rêve.

Longtemps, j’ai cherché à me corriger, parce que tout ça, ce n’était pas très sérieux, pas très another brick in the wall. Enfant, j’étais tiraillée entre mon côté petite fille modèle qui ne bouge pas une oreille, et ma personnalité d’enfant rêveuse dans sa bulle, celle qui se créait des univers, celle qui se rejouait ses histoires préférées parce qu’il y avait ce truc injuste ou cette souffrance qu’elle trouvait inutiles (rêveuse et redresseuse de torts, oui m’sieurs-dames ! Ah, on me souffle dans l’oreillette que ça n’a pas changé d’un poil.)

Mes rêves sont très fleur bleue. Ça tombe bien, j’aime le bleu, et Les fleurs bleues de Raymond Queneau, où on ne sait pas très bien qui rêve qui, reste une de mes histoires préférées.

Mes rêves sont très fleur bleue, donc. Je suis une idéaliste. Très Imagine. Imagine, j’aurais pu l’écrire. Bon, je n’écris pas comme John Lennon, mais sur le fond, c’est exactement ça.

Longtemps, j’ai cru que mes rêves, je devais les piétiner. Les adultes ne rêvaient pas, ils étaient sérieux. Ceux qui rêvaient encore étaient des artistes. Ou alors, ils se brûlaient les ailes.

Je me souviens d’avoir écrit, quand j’étais ado, une toute petite histoire de quelques lignes. Du genre « elle a pris tous ses rêves, et elle les a rangés dans une boîte ». C’était, je crois, l’époque où j’écrivais le plus librement. C’était mon espace à moi, sans contraintes, sans restrictions. Mais c’est ce court paragraphe qui s’est imprimé le plus fort en moi, au point qu’il est toujours présent aujourd’hui. Ça me rend triste pour la gamine de 17-18 ans que j’étais, et qui a grandi en croyant cela.

J’ai bien essayé d’être sérieuse, de ranger mes rêves dans une boîte, mais ça ne me réussissait franchement pas. J’ai longtemps dépéri. Quand j’y pense, je crois que je me suis imposé beaucoup de choses terribles, tout ça parce que je croyais que les adultes devaient être sérieux, serrer les dents, et renoncer à leurs rêves.

Que ça me serve de leçon !

En émergeant d’un cauchemar, je me suis remise timidement à rêver. Rêver d’une vie plus douce. Une petite voix acide sifflait régulièrement dans ma tête « quand la réalité va te rattraper, tu vas morfler, ma vieille ! »

La petite voix avait tort. Ma réalité a rattrapé mes rêves timides. Une des plus jolies périodes de ma vie 

J’ai réalisé certains rêves qui, pour fleur bleue, étaient les rêves d’une vie. L’envie de rêver plus grand commençait à me titiller quand le rêve a viré au cauchemar. Un long cauchemar qui a bien disséqué toutes mes peurs inconscientes (ou pas si inconscientes, si je dois être parfaitement honnête). Un cauchemar dont il m’a fallu longtemps pour émerger.

Le truc avec les cauchemars, ou les rêves trop bizarres, c’est qu’à un moment, on peut choisir de se réveiller. (Ça vous arrive, à vous aussi ? De vous dire « non, c’est bon, je ne veux plus faire ce rêve, je vais plutôt me réveiller. »)

Bon, là, c’était un peu plus compliqué, parce que le cauchemar avait fusionné avec ma vie. Comme je ne pouvais pas me réveiller, je l’ai réorienté. Travail de longue haleine, certes, mais avec de la persévérance, c’est possible. Comme quand on n’arrive pas à se réveiller de son cauchemar : « non, mais j’ai dit que je ne voulais plus faire ce rêve, les monstres, ils se cassent ! »

En fait, mes rêves sont ma meilleure arme pour sortir du cauchemar. Et comme diraient les Américains, go big or go home.

Ça ne suffisait plus de rêver timidement. Les rêves timides m’avaient amené une p’tite vie super chouette, dont j’ai savouré chaque seconde. Mais non, ça ne suffisait plus.

Parce qu’aujourd’hui, je veux une vie démente.

Quand j’étais petite, je rêvais de suffisamment d’amour pour guérir le monde, de raconter des histoires (en plus j’étais multimédia), et de faire de la magie.

Qu’à cela ne tienne. Je me bâtis une vie d’amour, d’histoires et de magie. (Même si l’adulte « sérieuse » parle d’énergie plutôt que de magie. Mais en vrai, je fais de la magie. De toute façon, les adultes vraiment sérieux, ils ne croient pas plus à l’énergie qu’à la magie. Dommage pour eux !)

Mes vrais rêves, mes grands rêves, mes rêves de petite fille sont en train de rattraper ma réalité.

Quand j’y pense, je glousse. En fait, ma vie d’adulte plus très sérieuse est en train de s’aligner sur mes rêves de petite fille. Mes rêves de quand je n’avais aucune limite. C’est facile, finalement. Il suffit d’imaginer. En plus…

You may say I’m a dreamer, but I’m not the only one.

Pas vrai ?

 

Crédit photo : Alia Wilhem via Unsplash

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