vous êtes la personne la plus importante de votre vie

Vous êtes la personne la plus importante de votre vie

Au risque de passer pour la frustrée de service qui cherche à se convaincre qu’elle est bien dans sa peau (et ça va pas mal, merci), j’aimerais vous rappeler, en cette journée où l’on célèbre l’amour, de commencer par vous célébrer, vous.

La première personne que vous devez  aimer, c’est vous.

Si cette année, en cette date toute en 50 nuances de petits cœurs en sucre (sérieux, c’est une histoire d’amour, ce truc ?), oui, célébrez-vous et aimez-vous.

Vous êtes la personne la plus importante de votre vie, après tout.

(Et pas le ténébreux torturé que vous espérez guérir en vous laissant fesser, non mais. Surtout pas !)

Même si vous êtes en couple, d’ailleurs. Ce n’est pas une raison. J’aurais presque envie de dire, surtout si vous êtes en couple.

Vous restez la seule personne avec qui vous passez l’intégralité de votre vie, du premier souffle jusqu’au dernier. Pas votre moitié, pas vos enfants.

Vous, et vous seul.

Alors, avant de vous demander ce que vous pouvez faire pour ceux que vous aimez, même si c’est important, bien sûr, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour vous.

Ce qui est important pour vous.

Sans le laisser de côté parce que vous, vous verrez plus tard. Savez-vous seulement ce que c’est ? Ce qui est vraiment important pour vous, je veux dire.

J’essaie d’être super attentive à cela en ce moment, et je me rends compte que je me laisse encore souvent avoir. Ou que je ne sais pas.

Ce sont des listes de projets et d’envies où des « il faut » ou « ce serait bien » ce sont glissés. (En fait, bof.)

Des choses qu’on a envie de faire et qu’on ne fait pas parce qu’on a peur de déranger. (Je travaille encore sur ce truc de demander.)

Des envies qui ne seraient sans doute pas si compliquées à réaliser, mais on se demande qui va, qui doit les valider. (Réponse : personne. Mais ce n’est pas encore tombé de mon cerveau à mes tripes.)

Et finalement, toute une foule de décisions, de choix et de situations avec lesquels on finit par vivre alors que ce ne sont pas vraiment les nôtres.

Et ce n’est pas que dans les choix de vie. Il y a aussi le langage qu’on emploie pour se parler à soi-même.

Comment vous parlez-vous ?

Parleriez-vous de la même manière à quelqu’un que vous aimez ? Ou quelqu’un qui vous aime vous parlerait-il ainsi ? Franchement, quand je m’écoute me parler, parfois encore, je me dis que si c’était quelqu’un d’autre, je le foutrais dehors à grands coups de pieds aux fesses.

Ce sont des questions importantes à vous poser quand vous vous parlez à vous-même. Arrêtez-vous parfois, et demandez-vous si vous diriez cela à votre moitié. Ou comment vous réagiriez si elle vous disait cela.

Quand je le fais, parfois (souvent), j’ai envie de pleurer. Parce que ce n’est pas toujours très sympa. Mais c’est mieux que quand j’en ai pris conscience.

J’adore la phrase qu’on utilise en EFT : « même si [j’ai ce problème/ce travers], je m’aime et je m’accepte totalement et profondément. »

Je m’aime et je m’accepte totalement et profondément.

J’ai commencé à l’utiliser sans trop me poser de questions. C’était juste une formule, pas besoin de le penser trop fort, de le penser vraiment. Je sais aussi qu’il y a des gens qui ont du mal, parce que ce n’est pas vrai. Ils ne s’aiment pas, et ne supportent pas de prononcer cette phrase.

Une fois, pendant mon été du self-love, j’ai cloué le bec à la linguiste en moi qui râlait contre la phrase bancale, et j’ai essayé « même si je ne m’aime pas, je m’aime et je m’accepte totalement et profondément ». Sans trop savoir ce que je cherchais, parce que je trouvais que je m’aimais quand même pas mal.

J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Puis, subtilement, les choses se sont mises à changer. J’ai été moins dure avec moi. Plus attentive à mes besoins et mes envies. Plus attentive à mon langage.

Je sens que je le pense vraiment quand je prononce cette phrase. Ça fait une sacrée différence. Et tous les matins, en notant mes objectifs et mes intentions, je note « je m’aime et je prends soin de moi », et ça me donne le sourire.

Une expérience

D’ailleurs, je serais curieuse que vous me racontiez : essayez de vous regarder dans le miroir et de vous dire je t’aime. Si possible à haute voix. Qu’est-ce que ça fait ?

Avez-vous des difficultés à vous le dire ?

Qu’est-ce que ça vous fait de vous l’entendre dire en vous regardant dans les yeux ?

Ou peut-être la simple idée de tenter l’expérience vous terrifie ?

Si c’est le cas, pas de panique. (Enfin, si ça vous donne envie de pleurer, pleurez !) Vous venez de poser un jalon, de faire un constat. Vous allez pouvoir bâtir à partir de là.

Et bien souvent, le simple fait de constater un problème met sa résolution en marche.

Si ça vous fait tout chaud au cœur, bravo ! Je suis super contente pour vous 🙂

Non, parce que franchement, tant qu’à passer toute sa vie avec soi-même, autant s’aimer, non ?

 

Crédit photo : Tim Mossholder via Unsplash 

4 réponses
  1. Gwladys
    Gwladys dit :

    Oui je m’aime,
    Oui je suis la personne la plus importante de ma vie … quand cette barrière d’inacceptation saute, celle de la protection s’élève … youpi ce que ça fait comme bien

    Répondre

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.