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Après 15 jours où j’avais programmé mes publications bien comme il faut sur les réseaux sociaux, comme « les vrais pros », mon retour à la réalité m’a laissée bien… silencieuse.

Je voudrais mettre le doigt sur UNE raison, mais je pense que c’est multiple.

J’ai voulu mettre ça sur le dos de mon retour de mon fantastabuleux voyage, et c’est vrai, j’ai adoré New York aussi fort que je l’avais adoré la dernière fois que j’y suis allée, quand j’avais 10 ans, et j’ai envie d’être encore là-bas. Le fait que quelques heures avant mon départ, un serveur m’ait glissé « il y a des écoles françaises, à New York, vous pourriez vivre ici » n’arrange pas mes affaires.

En vérité, j’ai crânement essayé de masquer là-dessous une vague de tristesse parfaitement prévisible.

Le mois de mai s’accompagne pour moi d’un cortège d’anniversaires douloureux. J’ai voulu croire que cette année, je serais plus forte, que je pourrais passer outre, mais je pense qu’il y a des dates qui se gravent dans ta chair et que tu ne peux jamais vraiment effacer. Tu auras beau faire ce que tu veux, même si ton esprit refuse d’écouter, ton corps et ton cœur te rappelleront toujours à l’ordre.

Au lycée, mon prof de philo m’avait dit que je m’épanouissais dans la difficulté. Depuis, je n’en finis pas de prouver qu’il a eu raison. C’en est devenu une prophétie auto-réalisatrice.
Et ces dernières semaines, je n’ai cessé de me créer des difficultés.

Quand j’ai sorti mon calendrier pour programmer le bootcamp self-love, j’ai voulu faire ma maligne. J’ai voulu croire que cette année, je serais plus forte, que je pourrais passer outre, mais niet.

Difficulté numéro 1.

Et puis je me suis dit que partir en voyage pendant le lancement du programme, ce n’était pas très grave, je programmerais, et « ça se ferait tout seul ».

Difficulté numéro 2.

Je me suis noyée dans les listes, pour le départ, pour le bootcamp, pour 1001 choses encore. Emportée dans le tourbillon, j’en ai presque oublié pourquoi je faisais tout cela. Je me contentais de faire, de cocher ligne après ligne de mes listes.

Heureusement, New York était là.

New York m’a rappelé qu’il y avait autre chose. New York m’a rappelé comme j’aspirais à autre chose. À la joie. À l’amour. À l’émerveillement.

À ressentir tout ce que j’ai à ressentir, aussi. Le doux comme le moins doux.

Dans ma volonté de tout bien préparer et tout bien faire, j’en ai oublié l’élan d’enthousiasme et d’amour dans lequel le bootcamp est né.

En entrant en mode robot, j’ai oublié de l’accompagner. De lui insuffler la touche de moi qui fait toute la différence : mon énergie, mon grand n’importe quoi, et tout mon love.

Et j’ai oublié la règle principale : pour donner quelque chose, il faut que j’ai quelque chose à donner. Quelque chose que je n’ai pas aujourd’hui, date anniversaire compliquée à laquelle j’avais avec bravache fixé le démarrage du bootcamp.

Ce bootcamp, ce n’est pas un programme tout plaqué qui t’emmène de A à Z en passant par B, C, D… C’est un tout, qui t’emmène à la rencontre de toi, t’aide à revenir à toi, ces jours où tu dévies du cap et où tu es bien loin du compte. Et toutes les lettres de l’alphabet ne permettront pas de décrire le chemin qui s’ouvre à toi. Elles seront là dans le désordre, avec des chiffres, des symboles, des trucs et des machins que toi seule connais et comprendras. Et une bonne dose d’invisible.

C’est une boussole pour aujourd’hui, pour demain, et pour après. Pour toi, et aussi pour moi.

Aujourd’hui, je suis là. Ici et maintenant. Mon corps me rappelle que même si j’essaie de les ignorer, certaines dates sont gravées dans ma chair, et que le mieux que j’ai à faire ces jours-là, c’est ressentir ce que j’ai à ressentir. Mon cœur, bien qu’un peu douloureux, me rappelle pourquoi je fais ce que je fais, et la différence que ça fait dans le monde.

Aujourd’hui, je ressens, et aujourd’hui, je transforme ce que je ressens. (Parce que je suis une sorcière doublée d’un papillon phénoménal.) Demain, je donne encore plus que ce que j’avais en tête il y a seulement 15 jours.

L’ouverture du bootcamp est décalée à lundi prochain, 21 mai.

Les inscriptions sont rouvertes pour toutes celles z’et ceux qui ont hésité jusqu’au bout, et pour toutes celles z’et ceux qui se sont oubliés à un moment dans la bataille. (Comme si on avait à se battre, aussi. Parfois, le cerveau nous fait croire des trucs bizarres.)

On est là pour s’aimer, et on est là pour vivre, bordel. Le beau, le doux, et le plus douloureux. C’est ce qui met tout en perspective.

Eva

Donne-moi 6 semaines, et je t’emmène de l’autre côté de tes blocages, vers la confiance et l’audace !

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